La photo à la hune par Raphaël Ortscheidt

Naufrage à La Réunion
Triste fin...
naufrage réunion

«Je cherchais une fin à donner à mon bateau, je crois que j'ai trouvé.» C'est par ces mots que le skipper du Thandeka, un ketch de 17 mètres battant pavillon américain, a salué l'échouage de son navire, le lundi 8 janvier, dans le chenal d'entrée du port de la Pointe-des-Galets, à La Réunion. Accompagnés de trois chiens, les huit membres d'équipage avaient pris la mer pour rejoindre l'île Maurice alors qu'une tempête cyclonique, à quelques centaines de kilomètres, envoyait encore de puissants vents vers les Mascareignes. Une imprudence qui aurait pu virer au drame quand le moteur du voilier a lâché à la sortie du port, le bateau étant incapable de tenir face à la puissante houle, et que le skipper a tenté de rentrer au foc, les autres voiles affaissées ou saucissonnées à la bôme. Le Thandeka n'a pas su manœuvrer dans le chenal et est venu se poser sur les blocs de béton qui garnissent la digue. Aucune victime n'est à déplorer mais depuis le bateau se disloque lentement et Port Réunion s'interroge sur le meilleur moyen d'en évacuer les débris.