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Mini 6,50 - Interview du président de la Classe

Olivier Avram : «Il y a des protos moins chers que des séries !»

  • Publié le : 09/01/2013 - 09:34

Le premier Championnat de France des MinisL’année 2012 a vu la création du premier Championnat de France officiel des Minis, remporté en proto par Milan Kolacek (Follow Me, proto Manuard) et en série par Aymeric Belloir (Tout le monde chante contre le cancer).Photo @ Christophe Breschi (Ricochets17)

Président de la Classe Mini, Olivier Avram (47 ans) a été réélu pour l’année 2013. Avec deux objectifs : faire de la Transat 6.50, Douarnenez/Pointe-à-Pitre, une grande réussite. Et valoriser les protos.

Il sait de quoi il parle : il a déjà couru trois fois la Mini, en série en 1989 (36e) et 2005 (4e), puis en proto en 2009 sur Cap Monde 2, plan Finot-Conq (12e). Entretien, réalisé durant le Salon nautique de Paris 2012.


Olivier Avram, président de la Classe MiniOlivier Avram (47 ans), président de la Classe Mini, a déjà participé trois fois à la Transat 6.50.Photo @ Hervé Hillard

voilesetvoiliers.com : Olivier, tu viens d’être réélu président de la Classe Mini pour une année supplémentaire. Avant de s’intéresser à l’année 2013, qui s’annonce intense, quel bilan tires-tu des saisons passées ?
Olivier Avram :
Parmi les points importants, il y a d’abord la mise en place de ce que j’appelle «la nouvelle transat» – la Transat 6,50 qui partira donc de Douarnenez le 13 octobre pour rallier Pointe-à-Pitre via les Canaries, soit 4 000 milles. Une sorte de retour aux sources, puisque c’était pratiquement le parcours de l’édition 1991… Il y a ensuite le renforcement des liens avec la Fédération Française de voile, qui a permis la tenue, en 2012, du premier Championnat de France…

v&v.com : Ce fameux championnat au nom surréaliste – «Championnat de France de Voile Classiques Tour Mini 6.50 en solitaire» !
O.A. :
Mais ça va changer ! Son nom officiel va devenir cette année «Championnat de France Promotion Course au large en solitaire Mini 6,50».

v&v.com : Beaucoup mieux, en effet !
O.A. :
En fait, il faut que ce Championnat rentre dans un cadre légal, fédéral, donc soit doté d’une appellation qui permette de le ranger parmi les épreuves de la Fédé, c’est ainsi (rires). Autre point important, nous faisons évoluer la jauge. Suite à un changement des normes ISO, si l’on ne change rien, les Minis ne pourront plus être en Catégorie B, mais en C. Ces changements de normes concernent d’ailleurs tous les bateaux de plaisance, pas que nous.

v&v.com : Concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour les Minis ?
O.A. :
Qu’il nous faut renforcer la jauge pour ce qui concerne le test à 90 degrés. Jusqu’à aujourd’hui, un Mini – de série ou pas – devait, une fois sa tête de mât dans l'eau, pouvoir relever un poids de 45 kilos placé en tête. Dorénavant, ce sera sans doute 55 kilos bateau couché à 90 degrés.

v&v.com : C’est compliqué à mettre en œuvre sur les bateaux existants ?
O.A. :
Cette évolution concerne les nouveaux bateaux, à compter du 1er janvier 2013. Et, avec les architectes et les chantiers, on a déjà mené une grosse campagne de mesures, pour voir quels sont les couples de redressement de la flotte. Pratiquement tous les bateaux testés sont rentrés dans les clous – en gros, ils se tenaient entre 54 et 57 kilos. En fait, il y avait déjà des coefficients de sécurité suffisants : du coup, cette évolution devrait avoir des répercussions minimes.

v&v.com : Mais qu’il faudra contrôler…
O.A. :
Oui, et à ce sujet, un de mes souhaits est que nos protocoles de jauge soient améliorés. Que toute la chaîne de vérification des bateaux soit moins «amateur». Notre jauge est très mature, notre façon de la contrôler, moins. Et on a de plus en plus de coureurs régatiers, qui ont cette attente.

Mini : un concept stable !Si les Minis doivent répondre à de sérieuses normes de stabilité, ils savent aussi engendrer de la bonne humeur, à l’image d’Aymeric Chappellier grimpant au mât de son proto Axel de Beaufort, La Tortue de l’Aquarium-La Rochelle – vainqueur de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables l’an dernier.Photo @ Christophe Breschi (Ricochets17)

v&v.com : Venons-en maintenant à une des spécificités de la Classe Mini. Elle, au contraire de ce qui se fait ailleurs, cherche à tout prix à promouvoir les protos !
O.A. :
Exact ! Voici deux saisons, on avait 39 % de protos sur notre circuit. Puis 35 % l’an dernier, 30 % en 2012… On essaye donc de faire prendre conscience aux coureurs que le circuit-phare, en Mini, reste le prototype. Aujourd’hui, on a des skippers du circuit Figaro qui viennent courir en série – voici quelques années, ça ne se serait jamais vu.

v&v.com : Pourquoi préfèrent-ils se mesurer en série, justement ?
O.A. :
Ce sont généralement des coureurs assez jeunes, habitués à la monotypie. Et le bateau de série, ça ressemble à de la monotypie. Certains pensent aussi qu’un tel bateau reste moins cher. Mais c’est un faux débat : aujourd’hui, il y a tellement de protos de disponibles sur le marché de l’occasion que tu peux trouver un bon proto moins cher qu’un bateau de série !

v&v.com : Tu veux dire qu’un bateau de série neuf ?
O.A. :
Non, moins cher qu’un bon bateau de série d’occasion qui peut viser le podium ! Tu as par exemple des Nacira ou d’autres bateaux de série qui sont à des budgets de 70 000, voire 80 000 euros sortis de chantier – parfois suréquipés, c’est vrai, mais quand même. Je ne te dis pas que c’est la majorité. Mais ça existe.

v&v.com : Mais communiquer ainsi auprès des coureurs pour valoriser le proto, est-ce suffisant ?
O.A. :
C’est en tout cas le premier levier dont on dispose. Le proto, c’est le circuit phare. C’est la première place à l’arrivée, c’est la possibilité d’entrer le premier dans un port vide, ce sont les honneurs de la ligne et la possibilité de se faire un nom. Pas évident de se souvenir des vainqueurs en série – même s’ils le méritent, pourtant ! Pendant le Salon nautique, on a organisé un grand débat sur l’avenir de la Classe et Michel Desjoyeaux lui-même l’a bien dit : «Le jour où il n’y a plus de protos, il n’y a plus de Mini».

v&v.com : Quille pendulaire, rail d'écoute circulaire – le proto et l'innovation sont clairement dans l’ADN de la Mini, ce n'est pas Mich' qui va dire le contraire !
O.A. :
Bien sûr. C’est ce qu'il a redit l'autre jour : «L’intérêt du Mini pour nous, concepteurs, bureaux d’études, chantiers, c’est que c’est un petit support, un labo fabuleux, facile à mettre en œuvre». Il a raison : il n’y a qu’à regarder le Magnum de «Dada» (David Raison, ndlr), vainqueur de la dernière édition !

Sans proto, plus de MiniMich’Desj’ lui-même l’affirme : plus de protos, plus de Mini ! A l’image du Magnum de David Raison, vainqueur de la Transat 2011, le 6.50 reste le labo idéal de la voile moderne.Photo @ Christophe Breschi (Ricochets17)

v&v.com : Tiens, justement, comment expliques-tu que ce proto-là n’ait pas fait de petits ? Ici, au Salon de Paris, il y a bien le Rêvolution, voilier de croisière en alu façon Magnum. Mais la course, elle, n’a pas repris l’idée – en tout cas pour l’instant…
O.A. :
Je sais que David a été contacté par des coureurs. Seulement voilà : on est dans une période difficile, on le sait. Et à la prochaine Mini, il n’y aura qu’un proto neuf – un projet initié en 2012 –, celui de Stan Mallard, qui construit un plan Lombard. C’est tout.

Olivier Avram au départ de la Mini 2009Olivier Avram au départ de la Mini 2009 sur son proto Finot-Conq Cap Monde 2. Obligé de revenir à la Rochelle dès la première nuit à cause de la casse de son bout-dehors, il terminera quand même 12e à Bahia.Photo @ Hervé Hillard

v&v.com : Tu parlais de protos d’occasion, donc. Vers quels millésimes se porterait ton choix, toi qui as déjà participé trois fois à la Mini ?
O.A. :
Moi, j’irais vers des bateaux construits à partir de 2006. Globalement, les protos réalisés depuis cette année-là ont des performances proches. Depuis les nouveaux plans Finot 2006, et même s’il y a quelques différences – tel bateau plus raide, tel autre plus typé –, la plupart des protos ont des mâts basculants, des dérives asymétriques, des formes de carène travaillées dans le même sens…

v&v.com : Combien y a-t-il de protos d’occasion aujourd’hui, sur le marché ?
O.A. :
Parmi les Petites annonces présentées sur le site de la Classe, il doit y avoir une bonne vingtaine de protos, dont une dizaine vraiment performants. TeamWork, le bateau d’Etienne David, vient d’être vendu, mais il y a les deux Finot et le bateau de Nico Boidévezi ; la Tortue de l’Aquarium et le Festival des Pains, eux, sont loués à défaut d’être vendus… Ce sera d’ailleurs la première fois qu’il y aura autant de protos loués sur une Mini-Transat.

v&v.com : Fort de toutes ces constatations, votre objectif avoué pour la Mini 2013 – 50 % de protos et 50% de bateaux de série – est-il réaliste ?
O.A. :
Ce qu’on vise aujourd’hui, c’est 60% de bateaux de série et 40% de protos. C’est frappant : au début des années 2000, on avait mis en place une règle destinée à protéger… les bateaux de série ! 40% de la flotte leur était réservés, 40% pour les protos, et les 20% restant étaient librement attribués, selon les inscriptions. Aujourd’hui, cette même règle protège les protos – et c’est très bien !

v&v.com : Justement, comment se sont passées les premières inscriptions ?
O.A. :
Sur 84 places disponibles, on a eu près d’une une cinquantaine d’inscriptions le premier jour – tu vois que l’engouement pour la Mini ne faiblit pas vraiment ! Et les séries vont sans doute faire le plein dès le début de l’année.

v&v.com : Tu parles de 84 places. Ce chiffre pourrait-il augmenter au besoin ?
O.A. :
Oui, il pourrait. Mais on fonctionne par modules de 12 bateaux, tout simplement parce que 12 concurrents égalent un bateau accompagnateur : c’est la règle que nous nous sommes fixés. On pourrait donc monter à 96, pourquoi pas. Il faut juste que l’organisateur étudie si c’est possible pour lui, en termes de budget, de logistique, de sécurité… Il faut aussi que la direction de course soit d’accord. La plus grosse édition est partie à 96 bateaux si je ne me trompe pas – et demande à Denis Hugues ce qu’il en pense ! Ça peut devenir lourd à gérer à tous niveaux.

v&v.com : De toute façon, 84 bateaux, pour une transat et par les temps qui courent, ça reste un joli chiffre…
O.A. :
Oui, un beau succès ! Qui s’explique aussi par le fait qu’on est la seule Classe à faire courir deux catégories de bateaux différentes qui ont des jauges assez proches sur un même circuit – et sur un même parcours pour la Transat. C’est notre force, ça : faire exister et coexister ces deux flottes. Ensemble.

Au surf pour de rire…Nicolas Boidevézi, au surf pour de rire sur la sous-barbe du bout-dehors de son proto…Photo @ Christophe Breschi (Ricochets17)

v&v.com : Tu reprends donc la présidence de la Classe pour 2013. Quels sont tes souhaits pour cette année – et quelles seront tes actions ?
O.A. :
Ma volonté, c’est que la Transat 2013 soit un grand succès. Parce qu’il y a un an, quand on a décidé de donner sa chance à Douarnenez, on a pris un risque. La Transat 6,50 était sur des rails ; avec le Conseil général de la Charente-Maritime et La Rochelle, tout fonctionnait bien. En choisissant Douarn’, on s’est mis en danger, d’une certaine façon. Au niveau de la Classe, en 2012, on a beaucoup œuvré pour aider à structurer l’équipe d’organisation, créée pour l’occasion, Douarnenez Courses, dont le délégué général est Gwen Chapalain. Ça a été un peu compliqué, mais l’accueil, la volonté, l’enthousiasme, sont là-bas énormes ! Tous les clubs s’y sont mis, le Winch Club, la Société des Régates de Douarnenez… Là-bas, ils ont deux mots-clés qui collent bien avec les valeurs de la Mini : bénévolat et esprit associatif. Il faut maintenant qu’on accompagne Douarnenez Courses, fort de nos années d’expérience et de tout ce qui a été fait et amélioré par GPO (Grand Pavois Organisation, ndlr).

v&v.com : Pour combien d’éditions de la Mini partez-vous avec Douarnenez ?
O.A. :
Deux éditions au moins – et sans doute davantage. On n’a pas pour vocation de tout remettre en cause tout le temps. Et la ville a envie de s’inscrire dans la durée. Sur le fond, avec la Classe, on lance un appel d’offres tous les quatre ans. C’est sain. Et les meilleurs gagnent – GPO a ainsi logiquement conservé l’organisation de la course pendant six éditions.

… et au surf pour de vrai… et au surf pour de vrai à l’arrivée victorieuse de la deuxième étape de la course Les Sables-les Açores-Les Sables !Photo @ Christophe Breschi (Ricochets17)

v&v.com : Parlons maintenant calendrier. 2013 s’annonce riche, avec près d'une quinzaine d’épreuves tous azimuts, en Manche, Atlantique et Méditerranée. Comment bâtissez-vous le programme d’une telle année ?
O.A. :
C’est compliqué ! Ne serait-ce que parce que les membres de la Classe sont très divers. On a 300 coureurs qui naviguent, 150 bateaux inscrits. On a des régatiers purs et on a des aventuriers. Il y en a qui ne font pratiquement que naviguer, d’autres qui travaillent et souhaitent donc des épreuves qui s’harmonisent avec leurs obligations professionnelles, leurs congés… Par ailleurs, on a des coureurs en Angleterre, en Manche, en Atlantique, en Méditerranée. Il faut donc construire un circuit le plus homogène et cohérent possible. Il ne faut pas de courses qui se chevauchent, pour les coureurs comme pour nous : sur chaque épreuve, on délègue un permanent de la Classe et un administrateur.

v&v.com : Je te coupe une seconde – globalement, comment se répartissent les coureurs de la Mini, géographiquement ?
O.A. :
En gros, 80% en Manche-Atlantique et 20% en Méditerranée. Et en Méditerranée, on a des Français, des Italiens et des Espagnols.

v&v.com : Vous essayez donc de bâtir un circuit cohérent, en termes de dates et de géographie…
O.A. :
Voilà, on essaye de faire migrer notre flotte de façon cohérente. Ainsi, les coureurs n’ont pas de temps de convoyage trop importants, ceux qui bossent peuvent laisser leur bateau à un endroit en sachant qu’ils auront juste besoin d’un week-end pour le convoyer vers l’épreuve suivante, etc.

v&v.com : Sur la douzaine d’épreuves 2013, combien sont-elles qualificatives pour la Transat 6,50 ?
O.A. :
Toutes les épreuves du calendrier officiel sont qualificatives, qu’elles se disputent en solo ou en double. Il faut parcourir au moins 1 000 milles en course.

v&v.com : Pour 2013 toujours, as-tu d’autres ambitions ?
O.A. :
Oui, je voudrais redynamiser le circuit méditerranéen, notamment avec La Grande-Motte, qui s’investit déjà dans le Mini. Mais ce n’est pas simple : on a par exemple du mal à avoir des administrateurs de la Classe en Méditerranée.

v&v.com : Est-ce que cela ne pourrait pas passer par la création d’une vraie grande épreuve méditerranéenne ?
O.A. :
Peut-être, oui. Mais là encore, ce n’est pas simple. Il faut trouver des organisateurs. Il faudrait aussi faire descendre en Méditerranée l'essentiel de notre flotte… Quoi qu’il en soit, tout passe par des personnalités. Il faut un club, un président de club, des volontaires, des passionnés. Deux ou trois coureurs «moteur» pour faire venir du monde. Pour l’instant, cette dynamique n’est pas là.

La valeur n’attend pas…La valeur n’attend pas… Trois têtes blondes, un petit bateau et de grands rêves. Le Mini – la Mini – continue de fasciner toutes les générations !Photo @ Hervé Hillard

v&v.com : Tu disais tout à l’heure que la Classe comptait davantage de régatiers. Toi qui es depuis longtemps dans ce circuit, est-ce que tu constates une évolution des mentalités, des coureurs ?
O.A. :
Oui. Et il y a des indicateurs pour ça. Tu regardes qui dort à bord de son bateau avant un départ de course. Tu regardes combien il y en a – et dans quoi ils dorment : bateau neuf, ancien, série, proto. Tu regardes qui s’entraîne, qui ne s’entraîne pas. Oui, il y a une vraie évolution. Depuis 2005, à l’initiative de Tanguy Leglatin, il y a des coureurs qui s’entraînent. Assidûment. En proto comme en série. Qui naviguent de nuit. Qui font au moins le parcours de la première course à laquelle ils vont participer. Aujourd’hui, il y a un pôle d’entraînement à Lorient, un à Douarnenez, un plus modeste aux Sables, un à La Grande Motte, un à Gênes, en Italie – et de plus en plus de coureurs qui s’y inscrivent. On monte en niveau sportif chaque année.

v&v.com : Y a-t-il une dérive de l’esprit Mini ?
O.A. :
Certains anciens le disent. Nous, non. On constate cette évolution, c’est tout. Logique en 35 ans d’existence. Une évolution qui suit d'ailleurs celle de la société. Aujourd’hui, pas mal de coureurs sont davantage consommateurs. Consommateurs d’entraînements, consommateurs de prestations – en électronique, en matelotage. Ce qui a aussi des bons côtés : un mateloteur comme Julien Barnet a ainsi pu inventer le bloqueur textile avec Cousin parce qu’il a bossé sur la Mini, et pour des coureurs.

v&v.com : Hôtels, prestations, entraînements… Ces coureurs-là ont donc plus de moyens ?
O.A. :
Je ne crois pas. Ils ont certainement moins de temps. Et ils répartissent leur budget différemment. Mais, au fond, et heureusement, l’état d’esprit Mini reste : l’entraide et le partage. Les infos circulent, les coureurs se donnent des coups de main.

v&v.com : Quel est le principal atout, la plus grande chance de la Mini ? Et le plus grand péril qui la guette ?
O.A. :
Notre plus grande chance ? L’enthousiasme que suscite toujours la Mini, chez les coureurs, les médias. Et puis, nous sommes propriétaires de notre événement-phare, la Transat 6.50. On choisit notre organisateur. On décide de notre circuit. On est indépendant financièrement – nous sommes financés par nos membres. Personne ne nous impose rien… Notre plus grand péril ? Ce serait que les protos disparaissent. Mais on va tout faire pour que ça n’arrive pas !

Petits bateaux, grande fouleOn se croirait presque aux Sables-d’Olonne ! A chaque départ, la Transat 6.50 fait le plein de coureurs, de passionnés et de spectateurs, comme ici à La Rochelle pour l’édition 2009.Photo @ Hervé Hillard
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Le site de la Classe Mini est ici.

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